27 avril 2007 La RFID s'allie aux
étiquettes antivol
Deux entreprises spécialisées dans
la détection par radio, Checkpoint Systems et Sensormatic
annoncent qu'elles disposent d'une nouvelle technologie capable
de combiner dans la même étiquette les fonctions de surveillance
antivol (EAS) et de traçabilité par puce radio (RFID).
L'objectif est clairement d'équiper chaque objet vendu dans les
magasins avec une telle étiquette mixte. Cela permettra aux
distributeurs de conserver leur système actuel de détection des
vols à la sortie des magasins tout en pouvant gérer leur stock
de produits exposés à la vente grâce à la radio. Néanmoins, pour
Katherine Albrecht, fondatrice de l'association Caspian qui
lutte contre les violations de la vie privée, cette innovation
ouvre la porte au suivi à leur insu des consommateurs."Les
systèmes de suivi mixtes seront discrètement intégrés aux objets
des personnes et les vendeurs pourront ainsi silencieusement et
secrètement transmettre des informations sur vous aux
spécialistes du marketing, aux criminels et à Big Brother",
a-t-elle déclaré.
25 avril 2007 La Californie
contre les puces radio
Deux projets de loi interdisant pour
trois ans la délivrance les permis de conduire et les documents
destinés aux écoles utilisant des puces RFID ont été approuvés
par le Sénat de la Californie et vont être proposés au vote des
députés. Le projet 28 interdit à la Californie d'émettre
des permis de conduire sous forme de cartes utilisant "des ondes
radio pour transmettre des informations personnelles à distance
ou permettant aux informations personnelles d'être lues à
distance à partir de la carte du permis de conduire". Cette loi
est prévue pour être valable jusqu'au premier janvier 2011. Le
projet 29 interdit aux écoles publiques de délivrer aux enfants
des moyens utilisant des ondes radio de la même façon dans le
but d'enregistrer la présence des élèves l'école, de localiser
ou de suivre un élève dans l'école.
Ces projets de loi révèlent les
craintes des sénateurs de Californie de voir se développer des
utilisations de surveillance grâce à la RFID. Mais ces
interdictions ne toucheront, si elles sont définitivement
adoptées, que les organismes publics. Les entreprises privées ne
sont pas concernées.
Un "faux" permis de conduire en
Californie délivré à... Oussama Ben Laden. (Voir l'article "Identity
Crisis" publié le 14 mai 2005, par Salon.com).
Le sénateur démocrate de Californie
Joe Simitian est à l'origine
des projets de loi limitant l'usage de la RFID.
24 avril 2007 Lecture des plaques
minéralogiques
En application de la loi relative à
la lutte contre le terrorisme du 23 janvier 2006, le ministère de
l’intérieur a soumis à l’avis de la CNIL un dispositif de
lecture automatique des plaques d’immatriculation (LAPI). Il s’agit pour l’instant
d’une expérimentation de deux ans. Six véhicules seront équipés
de caméras pour repérer les véhicules volés. A cette occasion,
la CNIL a rappelé ses réserves, demandé des précisions et des
garanties supplémentaires.
En Angleterre, pays très en avance
en matière de surveillance des citoyens, la reconnaissance
automatique des plaques d'immatriculation est déjà en service.
Dans le Dorset, elle permet à la police dont les voitures en
sont équipées de saisir 70 véhicules par mois. Cela permet
d'intercepter les voitures volées mais également celles qui sont
conduites par une personne qui n'a pas d'assurance ou qui
circule sans permis de conduire.
Ce type de système, utilisé en poste
fixe, peut également être servir au péage automatique. Néanmoins
la fiabilité n'est pas très élevée et les erreurs restent
possibles lorsque l'éclairage n'est pas suffisant ou que des
reflets perturbent la lecture.
L'équipement des voitures en tags
RFID remplacera probablement bientôt le Lapi qui tire son
avantage de son fonctionnement immédiat, sans modification des
véhicules. Ainsi, Parking Network explique l'utilisation de tags
RFID de Symbol Technologies, marque de Motorola, pour distinguer
les voitures de résidents de celles de visiteurs dans les zones
résidentielles.
L'éditeur de logiciels anti-virus
McAffe dénonce la vulnérabilité de la génération actuelle de
puces RFID. Dans son dernier rapport, l'entreprise alerte sur
le fait que le fort développement de l'usage de ces puces radio
dans les applications grand public en font des cibles de plus en
plus tentantes pour les pirates. Ces derniers seraient
aujourd'hui en mesure de cloner les puces et de voler ainsi
l'identité de ceux qui les portent. Ils pourraient ainsi se
faire passer pour eux. De plus, McAffee souligne qu'un virus
introduit dans une puce RFID peut se propager dans les bases de
données personnelles. De quoi inquiéter les utilisateurs de
passeports biométriques à puce RFID, comme les Américains, les
Anglais ou les Français, qui ne sont plus à l'abri d'un vol
d'identité. Ainsi, la garantie annoncée d'une meilleure sécurité
deviendrait plus vulnérable que les documents en papier.
L'industrie de la RFID dénonce ces accusations, reprochant au
rapport le manque de preuves de ses allégations. Néanmoins, le
débat sur la sécurité des puces RFID semble enfin lancé.
22 avril 2007 Election
présidentielle:et la sécurité?
Les résultats du premier tour des
élections présidentielles mettent en tête Nicolas Sarkozy avec
environ 30% des voix devant Ségolène Royal autour de 25% et
François Bayrou en dessous de 20%. A eux trois, ils rassemblent
75% des suffrages. Ni eux, ni les candidats de l'extrême gauche,
n'ont traité, au cours de cette campagne, du thème de la
sécurité. Tout ce passe comme si le débat sur ce sujet avait été
réglé une fois pour toute par... Nicolas Sarkozy. Avec lui, nul
doute que la société de la surveillance s'installera sans
heurts. Mais avec Ségolène Royal? Pas un mot de sa part sur ce
thème. Que signifie le "juste" dans ce domaine? Ainsi, quelque
soit le choix du second tour, il semble que la réaction des
citoyens reste le seul recours pour tenter d'endiguer la marée
sécuritaire.
Une affiche vantant la surveil-lance
dans les bus londoniens au service de la sécurité
21 avril 2007
Un décret Big Bother pour la France
Dans une tribune publiée par Le
Monde du 21 avril, Philippe Jannet, président du Groupement
des éditeurs de sites en ligne (Geste), dénonce un décret en
cours de préparation par le gouvernement. Il s'agit d'un décret
d'application de la loi sur la confiance dans l'économie
numérique du 21 juin 2004. Philippe Janet note que ce décret
"exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs et les
opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs
d'accès à Internet conservent toutes les traces des internautes
et des abonnés pour les délivrer à la police judiciaire ou à
l'Etat, sur simple demande".
Pour Philippe Jannet, "le décret en préparation exprime
le fantasme de "Big Brother"". Il souligne que les
Etats-Unis n'ont jamais envisagé une telle règlementation, même
après le 11 septembre et le Patriot Act. En tant que directeur
du site des Echos, il est particulièrement sensible aux
conséquences financières d'un tel décret pour les hébergeurs,
condamné à conserver pendant un an, à leur frais, les traces des
moindres actes des internautes. Mais il souligne aussi que les
opérateurs de télécom mobile devront conserver les traces des
abonnés se déplaçant avec leur téléphone allumé. Sans doute une
première mondiale...
10 avril 2007
Des puces sur les bébés dès la naissance
Deux rapts d'enfants en 5 ans...
Soit deux cas d'enlèvement sur plus de 10 000 naissances,
puisque la maternité concernée, celle du centre hospitalier
intercommunal Le Raincy Montfermeil enregistre 2056
accouchements par an. L'établissement public a donc décidé
d'investir 60 000 euros dans l'installation d'un système de
surveillance des nouveau-nés à l'aide d'un bracelet à puce RFID
active. Le système fourni par l'entreprise Blue Linea fonctionne
depuis le 10 avril 2007 à l'aide de lecteurs répartis dans les
couloirs et les chambres et près des portes et d'un ordinateur
qui centralise la surveillance. Le bracelet émet un signal
toutes les secondes et la moindre interruption de ce signal
provoque une alarme et une localisation de l'endroit où la puce
à cesser d'émettre, en cas de retrait du bracelet, ou bien du
franchissement d'une porte de sortie. Ainsi, il n'est plus
possible de faire sortir aucun bébé sans l'autorisation de la
maternité. L'hôpital de Montfermeil envisage l'extension de
l'utilisation des bracelet RFID aux malades qui risquent de
sortir de l'établissement, comme ceux qui sortent du coma et
dont certains rentrent chez eux.
Une cinquantaine d'autres maternités sont intéressées en France
par la solution RFID. Les Hospices universitaires de Strasbourg
en mai 2007 avant un hôpital du Havre en 2008 devraient suivre
l'exemple de Montfermeil.
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Pasmo, nouveau ticket de train et bus à puce RFID est aussi un
porte-monnaie électronique pour les habitants de Tokyo ainsi
qu'une carte de fidélité. Il s'agit d'inciter les citadins à
renoncer à la voiture grâce à un système de points. Comme lors
de certains test du passe Navigo en région parisienne, le Pasmo
permet de régler des menus achats dans des milliers de
commerces. Il s'agit donc d'un titre de transport doublé d'un
porte-monnaie électronique. Quelque 1.200 commerces ont déjà
installé le dispositif de paiement spécifique "Pasmo" et près de
11.000 autres disposent de lecteurs compatibles. Ce phénomène de
remplacement du liquide s'est accéléré depuis l'introduction de
"Suica" et autres porte-monnaie concurrents dans les téléphones
portables dotés d'une puce sans contact.
Le Pasmo préfigure probablement un
évolution possible du Navigo ou d'autres systèmes qui vont
progressivement réduire l'usage de l'argent liquide. Certes, les
systèmes sans contact sont beaucoup plus pratiques. Mais ils ne
sont pas anonymes comme la monnaie. Il sera donc de plus en plus
essentiel d'exiger une anonymisation des systèmes de paiement
sans contact. Ce qui est tout à fait possible si des fonctions
sécuritaires ne sont pas intégrées à la monétique.